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C'est
le secrétaire général de
la chambre de commerce qui trouve révoltant
que l'Etat ait coupé les subsides qui reviennent
de droit à la CCIB : les fonds SGS. Les
importations doivent en effet payer 1,5% de la
valeur FOB des marchandises à la Société
Générale de Surveillance (SGS).
Cette dernière a longtemps joui du monopole
de la vérification avant embarquement des
marchandises à destination du Burundi.
Le domaine vient d'être libéralisé,
et la société Baltic Control a la
même vocation, 30 ans après le monopole
SGS. Les fonds de la discorde étaient donc
centralisés au niveau de la banque centrale
BRB. Une partie était pour l'APEE (agence
de promotion des échanges extérieurs),
une autre gardée par la BRB et enfin une
autre partie était destinée à
la chambre de commerce.
En
période de la vache grasse, quand le volume
des importations était consistant, la chambre
de commerce pouvait compter plusieurs dizaines
de millions de FBU. C'était en réalité
ses fonds de fonctionnement car cette association
sans but lucratif ne fait pas d'activités
commerciales. Ce serait entrer en concurrence
avec ses membres. C'est en 2000 que les choses
ont mal tourné : l'Etat a décidé
de tout suspendre. Aujourd'hui les autorités
de la chambre de commerce sont en train de renégocier
ces subsides. Le secrétaire général
de la CCIB Cyrille Sigejeje estime que ces fonds
ne font pas partie de la fiscalité de l'Etat,
ni de son budget. Ce reliquat sur les frais de
contrôle et de vérification des importations
est payé directement.
C'est en réalité cette situation
qui explique les difficultés actuelles
de la CCIB. On espère que les nouveaux
organes pourront convaincre les pouvoirs politiques
et rétablir la CCIB dans ses droits.

Par B. Nzosaba
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