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Amnesty
Interantional a rendu public mardi
à Bujumbura son rapport sur
la situation des
droits de l'homme, consacré
au Burundi et plus particulièrement
sur la situation des enfants en détention.
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"
Pauvres, isolés, maltraités
: les mineurs face à la justice "
c'est le titre de ce rapport. Le secrétaire
général de cette organisation
de défense des droits de l'homme
en visite à Bujumbura parle de tragédie
" et même de " catastrophe
" à propos de la situation des
enfants détenus.
Les
chiffres d'enfants détenus au Burundi
sont faibles : 160 sur une population carcérale
de 9 mille personnes dans 11 maisons de
détention à travers tout le
pays. Cependant, le rapport d'Amnesty International
indique qu'aucune des atteintes infligées
aux adultes ne leur est épargnées.
Amnesty
Interantionale précise notamment
que beaucoup d'enfants sont arrêtés
au mépris des procédures régissant
l'arrestation et le placement en détention
et que d'autres sont torturés ou
maintenus en détention pendant plusieurs
années sans inculpation, ni jugement,
dans des conditions qui s'apparentent aux
traitements inhumains, cruels et dégradants.
Le
secrétaire général
de Amnesty Internationale déplore
que cette situation perdure malgré
l'accord de paix et l'installation d'un
gouvernement de transition.
" L'on ne saurait vivre longtemps dans
une société, où la
justice souffre de ses disfonctionnements,
et où la pauvreté et la corruption
font de pauvres des coupables désignés
et où les responsables des crimes
sont souvent protégés "
a déclaré Irène Khan
lors d'une conférence de presse.
Le
secrétaire général
d'Amnesty International précise que
c'est pour susciter l'attention de la communauté
internationale que son organisation a choisi
de travailler sur le Burundi.
"
Des milliers de personnes, pour la plupart
des civils meurent en silence, à
l'insu de toute camera et des media du monde.
Ce rapport s'inscrit dans notre soucis de
faire un peu de lumière sur les conflits
burundais, qui malheureusement suscitent
peu d'attention dans la communauté
internationale " a-t-elle déclaré.
Le
rapport d'Amnesty Internationale demande
au gouvernement notamment de mettre fin
à la détention au secret des
enfants, et veiller à ce qu'ils ne
soient pas détenus avec les adultes,
d'examiner les dossiers des enfants, notamment
ceux qui sont détenus sans inculpation
ni jugement depuis longtemps et de les mettre
en liberté provisoire.
Signalons
que ce rapport parle aussi d'exécutions
extra-judiciaires et illégales des
enfants par les forces gouvernementaux et
les groupes armés, ainsi que de la
problématique des enfants soldats,
des enfants déplacés ou réfugiés
suite à la guerre.

Par
J. S.
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