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Le
Ministre burundais de la Défense
Nationale le Général Major
Cyrille Ndayirukiye interdit formellement
aux radios indépendantes de diffuser
des interviews des leaders rebelles.
La maison de la presse est déçue
: " c'est le retour en arrière
de la liberté de la presse au
Burundi |
Bujumbura,
le 16 mai (umuco.com)
Coup dur pour la presse indépendante
au Burundi. On n'entendra plus des voix
des rebelles sur les antennes
des radios privées !
Dans
un point de presse de ce jeudi organisé
par le Ministre burundais ayant en charge
la communication, le Ministre de la défense
a " formellement " interdit aux
médias qui émettent sur le
territoire national de diffuser toute interview
avec des rebelles " il ne faut plus
qu'on entende Rwasa ou Peter " a dit
le Général Major Cyrille Ndayirukiye.
Selon
le ministre Ndayirukiye , parler à
Peter aujourd'hui , parler à Agathon
aujourd'hui signifie renforcer le camp de
la guerre. Cependant , cette décision
du Ministre de la défense ne fait
pas l'unanimité. Le mushingantahe
Zénon Nicayenzi , ancien Ministre
de la Défense du Burundi a indiqué
à umuco.com que les journalistes
doivent être solidaires pour défendre
leur métier.
" Aucun pouvoir au monde ne donne la
liberté. Les journalistes burundais
doivent cesser de combattre en rang dispersé.
Si non , la liberté de la presse
au Burundi , bye , bye ! ". Cette décision
de fermer l'accès des rebelles aux
médias indépendants fait reculer
la liberté de la presse au Burundi
, affirme Jean Claude Kavumbagu, Dircteur
du journal Net Press et Président
de la maison de la presse:"On vient
de nous faire marche arrière parce
que le métier de journalisme au Burundi
était avancé. On vient donc
de nous donner des instructions comme quoi
il y a des dossiers qu'on ne peut plus toucher
".
Mais
, les observateurs s'interrogent comment
on interdit aux médias indépendants
de chercher des informations du côté
des rebelles , alors qu'ils sont devenus
depuis San Egidio (Italie)jusque récemment
à Sun City (Afrique du Sud) des partenaires
politiques. La marche professionnelle des
médias surtout indépendants
vers les rebelles avait pourtant permis
à la population de connaître
les véritables revendications des
mouvements armés.
Gabriel Nikundana
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